jeudi 23 février 2017

Je suis ton père ! (ben voyons!)

Adèle Marie naît à Saint Paul du Vernay dans le Calvados le 14 novembre 1837. Elle est la fille naturelle de Marie MARTIN âgée de 19 ans, dentellière et c'est sa grand-mère Anne JAMES qui la déclare à la mairie.

Les années passent et le 18 novembre 1850, alors qu'elle vient de fêter ses 13 ans, sa mère se marie à Planquery avec Auguste César BAZIRE.

Par leur mariage, Marie et Auguste légitime Adèle en la déclarant « issue de leurs œuvres ». Auguste devient donc légalement le père d'Adèle.

Tout va bien donc, même s'il a mis le temps (13 ans quand même), son père la reconnaît enfin comme sienne et elle n'est donc plus une « bâtarde »...

Oui... Bon.... OK.... Légalement, il est son père mais biologiquement, j'ai comme un léger (enfin pas si léger) doute !


En effet, Auguste BAZIRE est né le 13 mars 1823 et à la conception de « sa » fille, il avait donc 13 ans et 11 mois ! C'est quand même un peu jeune... Non ?

samedi 21 janvier 2017

#RDVAncestral – Rencontre avec Georges SERVAIN

Le rendez-vous ancestral (#RDVAncestral) est un rendez-vous mensuel initié par le généalogiste professionnel Guillaume Chaix. Il a lieu tous les troisièmes samedi du mois et consiste en l’écriture d’une rencontre avec l’un de nos ancêtres.

Ce mois-ci, nous nous rendons dans la Manche, dans la commune La Lande d'Airou située à quelques kilomètres de Villedieu-Les-Poêles.

Nous sommes le 17 novembre 1841, il est presque 17h.

Le village n'est pas bien grand, je n'ai aucun mal à trouver la mairie où m'attend Georges Servain.

C'est une petite bâtisse en pierres comme on rencontre tant dans la région.

Il m'accueille avec le sourire et m'invite à m'asseoir.

- Bonjour Georges, comment allez-vous ?
- Très bien, vois-tu, j'attends mon gendre, il doit venir déclarer la naissance de sa fille, ma première petite-fille !! Elle est née hier matin à 8:00, me dit-il avec un grand sourire.
- Vous êtes le maire de ce village ?
- Oui, depuis 1832.
- Vous n'étiez pas installé à Coutances il y a quelques années ?
- Oui, je suis né ici mais je suis allé me faire embaucher comme domestique à Coutances. Ce qui m'a permis de me faire un pécule et pouvoir revenir m'installer ici. Et je compte bien finir mes jours tranquillement. Oh, pas maintenant, je n'ai que 58 ans et j'espère voir naître d'autres petits enfants !
- C'est vrai que vous n'avez qu'une fille. Cela n'a pas été trop dure de la laisser partir ?
- C'est vrai que je la trouvais un peu jeune pour se marier, elle n'avait que 17 ans. Mais son prétendant a su me montrer qu'il était un homme sérieux, il est installé comme cultivateur. Tu sais que son père a aussi été maire de La Lande d'Airou, de 1815 à 1828 ? Il est malheureusement décédé pendant son mandat. Ainsi, ma petite-fille pourra se vanter que ses 2 grand-pères ont été maires !

Tout en me parlant, Georges jette de fréquent coups d’œil par la fenêtre surveillant l'arrivée de son gendre.

17 heures sonnent à l'église quand Louis François LEMOINE pénètre dans la mairie avec un bébé dans les bras, il est accompagné de deux voisins, cultivateurs comme lui, Jacques François ROY et Guilaume DREY.
Il est tout sourire et déclare fièrement en nous montrant l’enfant : « Je viens déclarer ma fille ! »

Georges ouvre alors le registre, trempe sa plume et commence à écrire de sa belle écriture :
« L'an mil huit cent quarante un le dix sept du mois de novembre à cinq heures du soir par devant nous Georges Servain maire officier de l'état civil de la commune de la Lande d'Airou canton de Villedieu, département de la Manche est comparu le sieur Lemoine Louis François âgé de trente cinq ans, cultivateur domicilié en cette commune, lequel nous a présenté un enfant de sexe féminin né d'hier à huit heures du matin de lui déclarant, en sa maison située village de la Moinerie, et de Servain Marie Rosalie âgée de 18 ans, son épouse et auquel enfant il a déclaré vouloir donner les prénoms de Marie Louise Georgina..... »

Tout en écrivant, Georges regarde attendri ce si petit enfant endormi dans les bras de son père.
Je les laisse ensemble, entre formalités administratives et tendre scène familiale.

Je n'ai pas eu le temps de le questionner sur ces différentes épouses...

J'aurai aimé qu'il me dise pourquoi, en 1813 alors qu'il n'avait que 30 ans, il avait épousé Marie Madeleine FOUCHARD de 30 ans son aînée, plus âgée que sa propre mère... Est-ce par l'entremise de Jean Loquet de La Landed'Airou, maire de la commune de la Lande d'Airou de 1790 à 1792 et installé à Coutances chez qui Marie Madeleine était domicilié et qui fut témoin à leur mariage ? Le mariage n'avait pas duré car Marie Madeleine était décédée 10 mois plus tard.

J'aurai aussi aimé savoir ce qui était arrivé à sa seconde épouse, Véronique Charlotte LELOUP, mère de son unique enfant, pour décéder à l'âge de 34 ans, 3 ans après leur mariage alors que Marie Rosalie n'avait que 14 mois.

J'aurai aussi voulu connaître la destinée de Rose DUPONT, sa dernière femme épousée alors qu'il avait déjà 47 ans et elle 46. Était-elle toujours en vie ?

Mon temps ici est terminé et je dois retourner au 21e siècle avec mes questions sans réponses...



Georges SERVAIN est né le 21 novembre 1783 à La Lande d'Airou.

Le 27 octobre 1813, il épouse à Coutances en premières noces Marie Madeleine FOUCHARD âgée de 60 ans. Cette dernière décède le 11 août 1814.

Il épouse Véronique Charlotte LELOUP à Coutances le 23 novembre 1821. Il a 38 ans, elle en a 31.
Sa fille Marie Rosalie naît à Coutances le 29 octobre 1823.
Le 8 janvier 1825, sa femme décède.

Il se remarie pour ses 3èmes noces à Coutances, le 23 août 1830 avec Rose DUPONT de laquelle je ne connais pas la destinée.

Il revient ensuite s'installer à La Lande d'Airou où il est élu maire en 1832. Il le restera jusqu'en 1848.

Georges mourra veuf le 14 novembre 1862 à La Lande d'Airou à l'âge de 78 ans.

Il aura l'honneur d'inscrire encore 3 de ses petits enfants sur les registres :
- Emelie Rose née en 1843,
- Marie Angélique née en 1847,
- Louis Félix Marie né en 1848.
Il verra la naissance de tous ses petits enfants avant son décès.
Alors qu'il n'est plus maire, suivront :
- une fille mort-née en 1850,
- Maria Léonie en 1851 (sosa 93 de ma fille, soit l'arrière-grand-mère de son arrière-grand-mère),
- Eugénie Pauline en 1858.



Georges SERVAIN
Marie Rosalie SERVAIN
Maria Léonie LEMOINE
Auguste Eugène LEFEVRE
Augustine Julia LEFEVRE
L'arrière grand mère de mes filles
La grand mère de mes filles
Mon mari
Mes filles

dimanche 8 janvier 2017

L'histoire familiale... et la réalité ! La suite

Souvenez-vous, en juillet, je vous avais parlé de la différence entre l'histoire de l'arrivée de mon arrière-grand-père en Normandie depuis la Bourgogne et la réalité des faits que j'avais découverts.

Les questions qui se posaient alors étaient :
- où étaient domiciliés les parents de mon arrière-grand-père lors du mariage des frères aînés en 1909 et 1910 ?
- quand sont-ils retournés en Bourgogne ?


Grâce à Christine (Généalanille) originaire du même coin que mes ancêtres et qui a eu la bonne idée d'aller passer quelques jours de vacances par là-bas, j'ai un peu progressé.

Voici donc ce que j'ai appris grâce à elle :
- mariage de Louis LABAUNE avec Antoinette DAUBROSSE le 17/11/1908 : les parents sont domiciliés à Issy L'Eveque, Claude est témoin au mariage de son frère.
- mariage de Claude LABAUNE avec Marie MOINE le 29/08/1910 : les parents sont domiciliés à Issy-L’Évêque. Louis et Jean (mon arrière-grand-père) sont témoins et dits domiciliés à Issy-L’Évêque.
- 1914 : André LABAUNE ainsi que ses 2 plus jeunes fils Louis Henri et Jean Claude sont sur les listes électorales de Issy-L’Évêque.
-1923 : décès de Marie ROY à Issy-L’Évêque


De mon côté, j'ai retrouvé les fiches matricules des 2 plus jeunes fils et ils ont été recensés en Bourgogne, donc officiellement domiciliés en Bourgogne à ce moment là.
Le recensement avait lieu en décembre de l'année du vingtième anniversaire : Louis Henri est né en 1891 a donc du être recensé fin 1911, Jean Claude est quant à lui né en 1892 et donc recensé en 1912.
Voici donc un petit résumé de ce que je sais :












Ils sont donc arrivés à La Carneille entre fin août 1910 et mars 1911 et sont apparemment repartis dès le mariage de Jean.
Quant à Jean, grâce à sa fiche matricule, je sais qu'il est arrivé à La Carneille le 16 septembre 1911 à sa libération du service militaire. Il se marie donc 2 mois et demi plus tard : quand et comment a-t-il rencontré sa future femme ? Mariage arrangé ?


Christine m'a par ailleurs suggéré d'autres pistes :
-celle du garde particulier : il existe un acte fait entre un propriétaire et le garde (donc pas chez le notaire) mais qui est enregistré et pour lequel le garde doit prêter serment au Tribunal et que je pourrai peut-être retrouver aux archives
- celle du domicile : chercher du côté des baux ou actes de vente chez le notaire.


J'ai donc eu des réponses mais il reste encore quelques questions !

A suivre donc !

dimanche 20 novembre 2016

#RDVAncestral - Rencontre avec Marie NOURRI

Le rendez-vous ancestral (#RDVAncestral) est un rendez-vous mensuel initié par le généalogiste professionnel Guillaume Chaix. Il a lieu tous les troisièmes samedi du mois et consiste en l’écriture d’une rencontre avec l’un de nos ancêtres.


Pour la première fois, je vais m'essayer à l'exercice et vais partir à la rencontre de Marie Nourri qui en cette année 1829 a fêté ses 35 ans.


Bonne lecture et merci de votre indulgence.



Nous sommes à Hauville, une commune de l'Eure. Elle se situe sur le plateau du Roumois au nord du département. La forêt de Brotonne borde la commune au nord et la Seine passe à l'est à 2 kilomètres.


Il fait doux en cette après-midi de fin août 1829. J'approche de ta maison et me demande si j'oserai t'aborder...

J'arrive peut-être mal, tu as enterré il y a quelques jours ton dernier petit, Victor n'aura pas atteint les 5 mois.

Tu es là, assise au soleil devant ta maison et tu regardes avec tendresse tes 4 petits qui jouent dehors.

Ton mari Guillaume n'est pas là, il est parti chez un client pour confectionner un vêtement, il est tailleur d'habits.

A quoi penses-tu ?

Penses-tu à ton premier petit Victor, parti il y a un peu plus de 4 ans alors qu'il n'avait que 4 mois. Penses-tu à lui quand tu regardes son jumeau Boniface qui aura bientôt 5 ans ?
Il s'entend bien avec son grand frère Jean qui lui aura bientôt 6 ans, Jean qui prend son rôle de grand-frère très à cœur et invente les jeux auxquels ils jouent tous les 2.

Penses-tu à Emmanuel que tu as à peine eu le temps de chérir, 6 petites semaines avant de devoir lui dire au revoir presque 2 ans auparavant ?

Tu ris en voyant tes deux petites jumelles Louise et Victoire qui du haut de leur 3 ans et demi essaient d’attraper les poules.
Et tu penses à la journée éprouvante de leur naissance ! Louise était arrivée à l'aube, à 5h30 un froid matin de février. Victoire t'avait fait attendre et certainement souffrir un peu et n'était arrivée que dans l'après-midi, à 16h.
Au moins, Georges et Boniface avaient été plus rapide et étaient arrivé un matin de fin octobre avec juste une heure d'intervalle
Imaginais-tu le jour de ton mariage que tu aurais 2 paires de jumeaux ?


J'observe cette jolie scène familiale et n'ose m'avancer. Que pourrais-je te dire ? Que je suis l'épouse du petit fils de la petite fille de ta petite fille ? Tu trouverais sûrement cela bien étrange...


Tu te lèves, il va être l'heure de préparer le repas du soir.

Tu me vois, je te fais un signe de la main auquel tu réponds, un peu intriguée de me voir là...

Je continue mon chemin, je préfère ne pas te déranger et te laisser avec ta famille.

D'ailleurs j'aperçois Guillaume qui rentre, je le salue et il me répond tout aussi intrigué que tu l'étais.

Je me retourne, les enfants sont heureux de retrouver leur père. Guillaume prend ses filles dans ses bras et rentre dans la maison avec les garçons, la porte se referme sur la petite famille.


Je continue mon chemin et décide de profiter de la douceur de cette soirée d’août avant de rentrer.



Guillaume COLOMBEL et Marie NOURRI se marient le 12 juillet 1821 à Hauville, il a 34 ans, elle en a 28.
Ils auront 7 enfants :
- Jean né le 19 novembre 1823
- Victor et Boniface (l'ancêtre de mon mari) nés le 22 octobre 1824, Victor décède le 21 février 1825
- Louise et Victoire nées le 2 février 1826
- Emmanuel né le 20 septembre 1827 et décédé le 2 novembre 1827
- Victor né le 21 mars 1829 et décédé le 16 août 1829


Guillaume avait un frère jumeau.

jeudi 3 novembre 2016

Parcours militaires (2/3) : les 5 fils

Cet article fait suite à celui-ci : Parcours militaires (1/3) : le père

Pour mémoire : André LABAUNE et Marie ROY se sont mariés en 1883 et ont eu 5 fils :
- Louis en 1884
- Claude en 1885
- Jean en 1888
- Louis Henri en 1891
- Jean Claude en 1892

Appartenant à la classe 1904, le premier des 5 fils appelé sous les drapeaux est Louis.
Il est plus grand que son père, il mesure 1m72. Il a les cheveux et les sourcils blonds, les yeux bleus, le front couvert, le nez et la bouche moyens, le menton rond et le visage ovale.
Il sait lire, écrire et compter.
Il effectue son service dans l'armée active au 26e Régiment de Dragons, une unité de cavalerie, du 9 octobre 1905 au 12 octobre 1907.

Claude fait partie de la classe 1905 mais il sera ajourné d'un an car son frère aîné étant au service, il est soutien de famille. Début 1906, au moment du conseil de révision qui décida de l'ajournement, ses jeunes frères ont 18, 15 et 14 ans.
Claude mesure 1m64, il est blond aux yeux bleus, le nez ordinaire, la bouche moyenne, le menton rond et le visage ovale. Il porte une cicatrice à la joue droite. Il a le même degré d'instruction que son frère ainé.
Claude part à son tour le 9 octobre 1907, 3 jours avant le retour de son frère. Il intègre le 29e Régiment d’Infanterie. Il reviendra le 25 septembre 1909.

Puis c'est au tour de Jean d'être recensé : il mesure 1m64, il est comme son père châtain aux yeux gris. Nez et bouche moyenne, menton rond et visage ovale : il semble ressembler à ses frères.
Jean effectue son service du 1er octobre 1909, juste quelques jours après le retour de son frère Claude, au 24 septembre 1911 au 8e Régiment de Chasseurs en tant que cavalier de 2e classe.

Ainsi, d'octobre 1905 à fin septembre 1911, André et Marie auront en permanence au moins un de leurs fils sous les drapeaux.

Louis Henri est châtain clair aux yeux bleu foncé et mesure comme ses frères 1m64, il appartient à la classe 1911 mais il sera ajourné pour cause de faiblesse et transféré à la classe 1912 et n'intégrera l'armée active que le 1er octobre 1913.

Jean Claude, châtain clair aux yeux marrons foncé mesurant 1m65, est quant à lui incorporé le 9 octobre 1913.

Les 2 plus jeunes frères appartiennent au 10e Régiment d'Infanterie.


Puis le 1er août 1914 la France décrète la mobilisation générale et le 3 août, l'Allemagne déclare la guerre à la France.

Sources : 
Site internet des archives départementales de Saône-et-Loire : Registres matricules militaires et registres d'état civil


vendredi 21 octobre 2016

Reprendre sa généalogie ?

Reprendre sa généalogie à zéro est la question que posait Elise du blog« Auprès de nos racines » début 2015 suite au challenge « Genealogy Do-Over » lancé par l'américain Thomas MacEntee.

La lecture de son billet m'a fait cogiter. En effet, quand j'ai débuté la généalogie, je n'avais pas la rigueur acquise au fil des ans ; je ne notais pas forcément mes sources, je ne reconstituais pas les fratries (j'en ai compris l'utilité que bien plus tard...)....

Mais tout oublier pour recommencer à zéro me paraissait un peu rude quand même, oublier tout le travail de ces presque 20 dernières années était inenvisageable pour moi.

Mais pouvoir « sourcer » toutes les infos contenues dans mon arbre me paraît par contre essentiel pour pouvoir attester la réalité de ce tout que j'ai trouvé.

C'est pourquoi j'ai entrepris un travail de vérification de mon arbre : je suis pour l'instant repartie de ma maman, je reconstitue les fratries oubliées, je note mes sources, je corrige les quelques erreurs que je trouve.

Si j'ai décidé de repartir de ma maman c'est aussi parce qu'une partie des infos n'est pas de moi, j'avais récupéré l'arbre entrepris par mon oncle. Je n'ai donc, pour pas mal d'ancêtres, aucune source, aucune fratrie, aucun témoins...
Et sachant que l'arbre de maman est complet sur 7 générations, ça fait déjà un sacré boulot !

J'ai donc commencé cette vérification depuis une semaine ou deux et pour l'instant, son arbre est vérifié et sourcé sur 2 générations.

Et encore, je ne vérifie pour l'instant que la base de toute généalogie, à savoir les actes de naissance, mariage et décès.

Je profite de cette vérification pour recenser tous les contrats de mariage dans l'espoir de pouvoir aller les consulter un jour aux archives départementales et en savoir un peu plus sur la vie de mes ancêtres.

J'essaie aussi de consulter, quand ils sont présents en ligne, les recensements de population et les fiches matricules.

Bref, non seulement je vérifie mais j'essaie aussi d'étoffer pour en savoir un peu plus leurs vies quotidiennes.

J'ai conscience que j'entreprends un travail énorme, certainement celui de toute une vie mais je ne suis pas pressée, mes ancêtres m'attendent patiemment.

dimanche 2 octobre 2016

Parcours militaires (1/3) : le père

André LABAUNE naît le 13 mars 1855 à Saint-Vincent-Bragny en Saône-et-Loire.

A son recensement en 1876, il est jugé bon pour le service. Il est de petite taille, il ne mesure que 1m55. Il a les cheveux et les sourcils châtain clair, les yeux gris, le front ordinaire, un nez fort, une bouche petite, un menton rond et un visage plein.

Le 12 décembre 1877, il part effectuer son service au 21e Régiment d'Infanterie en tant que soldat de 2e classe.

Le 9 janvier 1881, il est atteint d'un coup de pied de cheval à l'épaule gauche, sans gravité. Il est envoyé en congé le 5 octobre 1881.
Il passe dans la réserve de l'armée active le 1er juillet 1882.

C'est donc en tant que réserviste de l'armée active qu'il épouse Marie ROY à Issy-l'Évêque le 3 février 1883.

Du 25 août au 24 septembre 1883, alors que Marie est dans son 6e mois de grossesse, il part accomplir une période d'exercices au 29e Régiment d'Infanterie .

Louis, son premier fils, naît le 2 janvier 1884.

Alors que Marie est de nouveau enceinte et que son premier fils a 20 mois, il part effectuer une seconde période d'exercices du 25 août au 21 septembre 1885, toujours au 29e RI.

Claude naît le 28 décembre 1885.

Le 1er juillet 1886, il passe dans l’armée territoriale, il est affecté au 63e Régiment Territorial d'Infanterie.

Mon arrière-grand-père, Jean, naît le 21 mars 1888.

Alors que ses fils ont 5 ans et demi, 3 ans et demi et à peine plus d 'un an, il part effectuer une troisième et dernière période d'exercices au 33e Régiment Territorial d'Infanterie du 29 avril au 11 mai 1889.

Son 4e fils Louis Henri naît le 26 mai 1891 et son dernier fils Jean Claude le 15 août 1892.

Il passe dans la réserve de l'armée territoriale le 1er novembre 1896 et est définitivement libéré du service militaire le 1er novembre 1902.

Sources : 
Site internet des archives départementales de Saône-et-Loire : Registres matricules militaires et registres d'état civil
Et merci à Généalanille qui a su me trouver le registre matricule d'André qui était classé à Labeaune