samedi 14 avril 2018

7 - #16AAGP ou #32QC ?


D’un côté, il y a eu Marion Monville qui sur son blog magenea.com a eu l’idée d’étoffer la généalogie de ses 16 arrières-arrières-grands-parents en cherchant à découvrir un maximum d’information sur leurs vies. Elle a ainsi publié 8 articles qu’elle a relayé sur Twitter avec le hashtag #16AAGP. Elle en a fait le bilan sur cet article.

De l’autre, il y a Stanislas Devèze qui, sur son blog "D'où je viens" a poussé la démarche une génération au dessus en se mettant à la recherche de ses 32 quadrisaieux et de leurs collatéraux. Il a baptisé son projet #32QC et explique très bien son projet sur cet article.

De mon côté, j’ai déjà commencé à étoffer ma généalogie comme je l’expliquais dans ce précédent article.

Du coup, ces 2 projets m’ont donné l’envie d’écrire de nouveaux articles, prétextes pour mettre à plat et faire un point sur l’état de mes recherches.

Mais quelle ligne suivre : #16AAGP ou #32QC ?

Comme de toute façon, mon projet, à terme, est d’avoir les collatéraux de tous les ancêtres présents dans la généalogie de mes filles, pourquoi ne pas suivre les 2 chemins au gré de mes recherches ?

D’autant que sur les 32 quadrisaieux de mes filles, 16 sont mes arrières-arrières-grands-parents…

Du coup, à un rythme absolument pas régulier et dans un ordre complètement aléatoire, je publierai des articles pour vous présenter les fratries des 32 quadrisaieux de mes filles mais aussi de leurs 16 arrières-arrières-grands-parents.

Rendez-vous donc dans les jours, semaines, mois (années ? parce que quand même, c'est du boulot!!) qui viennent pour de nouvelles lectures !

samedi 31 mars 2018

Tranche de vie : Augustine Françoise

J’avoue, je ne suis pas très régulière sur mon blog…

Ce ne sont pas les idées qui manquent mais je ne prends pas le temps de les formaliser.

Depuis plus d’un an, je dois écrire la suite des parcours militaires de 5 frères Labaune mais cela nécessite quelques recherches sur la Première Guerre Mondiale que je n’ai pas le temps de mener…

Depuis quelque temps, je participe sur Twitter au hashtag #1J1Ancêtre qui consiste chaque jour à mettre en avant un ancêtre pour lequel la date du jour correspond à un des événements de sa vie.

Cela me permet de mettre un nez quotidien dans ma généalogie, sans pour autant pouvoir faire de « vraies » recherches.

Mais du coup, je tombe sur certains ancêtres avec un parcours « remarquable » (dans le sens « qui attire l’attention ») et je me dis que je pourrais en faire un article.

Du coup, ça m’a donné l’envie d’inaugurer une nouvelle « rubrique » que j’ai envie d’intituler « tranche de vie » pour décrire et partager le parcours de ces ancêtres.

Aujourd’hui, je vais donc vous parler de Augustine Françoise et de sa famille.


Augustine Françoise n’a pas de nom de famille, c’est une enfant trouvée. D’ailleurs tous les actes la concernant (mariages, naissance des enfants, décès) rappellent qu’elle est « issue de l’Hospice de Saint-Lô ».

Elle est née vers février 1812 et est envoyée en nourrice à Notre-Dame-de-Cenilly distant d’une vingtaine de kilomètres. Elle est donc élevée par Madeleine LEMONNIER, femme de Jacques GUILLON.

Le 10 juin 1834, on la marie à Louis François LEBRUN, ils ont 22 ans tous les 2. Madeleine LEMONNIER est présente et consentante au mariage, elle est veuve.

Il est temps de célébrer le mariage puisque moins d’1 mois plus tard, le 7 juillet naît Marie Anne.

Hélas, 18 mois plus tard, le 30 novembre 1835, Louis François décède alors qu’il est âgé de seulement 23 ans.

Quelques semaines plus tard, le 26 décembre, Augustine Françoise met au monde le fils posthume de Louis François : Victor François.

Elle se retrouve veuve avec 2 enfants en bas âge.

Le 21 janvier 1840, elle se remarie avec Samson Guillaume DRIEU. Elle a 27 ans, il en a 32.

Elle est fileuse, il est « cultivateur domestique ».

Leur premier enfant, Alexandre Théodor naît le 16 octobre 1840. suivent Aimable Philémond le 14 septembre 1843 et Clovis Léon le 13 janvier 1846.

Malheureusement, le 21 juillet 1846, son premier fils, Victor François, alors âgé de 10 ans décède.

Début 1850, Augustine Françoise porte son 6e enfant. Hélas, la naissance est fatale à la mère et l’enfant. Le 5 avril 1850, elle décède à l’âge de 38 ans. Son enfant, une fille, est mort-née et n’aura pas de prénom.

Au décès de Augustine Françoise, Samson Guillaume se retrouve seul avec 4 enfants à charge :

- Marie Anne LEBRUN 15 ans

- Alexandre Théodor 10 ans

- Aimable Philémond 7 ans

- Clovis Leon 4 ans

16 mois après le décès de sa femme, le 18 août 1851, Samson Guillaume se remarie avec Anne Angélique LECLUZE.

Ils auront ensemble 4 enfants :

- Jean Pierre né le 22 juillet 1852

- Emmanuel Gustave né le 30 septembre 1853 mais qui ne vivra que 4 mois, il décède le 5 février 1854

- Athanaïse Émelie née le 22 août 1855

- Clémentine Augustine née le 14 janvier 1862

Mais le destin tragique de cette famille ne s’arrête pas là :

Aimable Philémond décède à 17 ans le 9 août 1861.

Marie Anne LEBRUN, la première fille de Augustine Françoise, décède le 3 octobre 1863 à 29 ans, célibataire.

Clovis Léon meurt à son tour le 12 janvier 1869 alors qu’il est soldat. Il est foudroyé 5 jours après son entrée à l’hôpital de Lorient par une fièvre typhoïde.

Sur les 6 enfants qu’aura mis au monde Augustine Françoise, seul 1, Alexandre Théodor se mariera et aura une descendance.

Sur les 4 enfants qui naîtront de la seconde union de Samson Guillaume, seul Jean Pierre et Clémentine Augustine se marieront :

- Jean Pierre se marie le 15 novembre 1881 avec Célestine Julie HAREL, je leur connais pour l’instant un seul enfant né 6 mois après le mariage.

- Clémentine Augustine épouse Jules Alexandre HELAINE le 19 juillet 1888. Au mariage, Clémentine a un fils né en 1885 que Jules Alexandre reconnaît comme le sien et légitime par le mariage.

Quant à Athanaïse Émelie, elle décède célibataire à 36 ans le 1er décembre 1891.

Théodor Alexandre, l’ancêtre de mes filles, s’est marié le 23 octobre 1866 avec Angélique Honorine ALLIX. Je ne leur connais que 2 enfants : Pierre Auguste né le 16 septembre 1873 et Angèle Augustine (l’ancêtre de mes filles) née le 26 avril 1877.

Samson Guillaume décède le 14 mai 1884 à 76 ans, veuf une seconde fois car sa femme Anne Angélique LECLUZE est décédée le 20 décembre 1881 à 64 ans.

La fiche Geneanet de Augustine Françoise
La fiche Geneanet de Samson Guillaume DRIEU

samedi 13 janvier 2018

Je ne remonte plus (pour l’instant), j’étoffe !

Quand j’ai débuté la généalogie, je voulais remonter le plus loin (et le plus vite) possible.

Je ne m’intéressais qu’à mes ancêtres directs, je ne m’intéressais pas aux frères et sœurs, je ne notais même pas les témoins des différents actes !

Je trouvais un ancêtre, ses parents, leurs parents et ainsi de suite…

Et puis un jour que j’étais bloquée sur une branche, j’ai regardé l’acte de naissance d’une sœur d’un de mes ancêtres et grâce aux témoins présents, j’ai pu découvrir la commune d’origine de sa mère et continuer à remonter.

J’ai alors commencé à reconstituer les fratries, je relevais les naissances des frères et sœurs que je trouvais mais n’allais pas plus loin.

Et puis, au fur et à mesure, j’ai commencé à me questionner sur comment les familles étaient constituées, le nombre d’enfants qui les composaient, si ceux-ci se mariaient loin ou non, sur les alliances entre les différentes familles, les cousinages…

Et depuis quelques temps, j’ai commencé un travail de vérification que j’évoque dans ce billet, et j’en profite pour étoffer ma généalogie.

Dans la mesure du possible, j’essaie de retrouver l’ensemble de la fratrie, les mariages des frères et sœurs ainsi que les enfants de ses derniers. Ce qui fait que pour chacun de mes ancêtres, j’essaie de trouver l’ensemble des enfants et leur éventuel mariage et l’ensemble des petits enfants.

Ça me prend beaucoup de temps, j’essaie de croiser les sources (registres d’état civil, recensements…) pour être le plus exhaustif possible.

Je me sers des sites de partage de généalogie (Geneanet, Filae) pour trouver des pistes.

Et pour le coup, je dois avouer que l’indexation des registres effectuée par Filae, même si c’est loin d’être parfait, m’aide beaucoup.

Mais je trouve ce travail de recherche extrêmement passionnant !

Et je trouve des choses parfois surprenantes : par exemple, j’ai découvert qu’un frère d’un ancêtre de maman avait épousé la nièce d’un ancêtre de papa !

Mais du coup, il y a un moment que je ne suis pas remontée dans le temps. Du côté de mon mari, je n’ai dépassé la révolution sur aucune des branches.


Mais comme je le disais dans un précédent billet, les ancêtres m’attendent tranquillement, j’ai tout le temps de les trouver un jour !